Emploi : Défendons nos start-up et nos TPE/PME !

Communiqué de Dominique Martin, Député français au Parlement européen

Le salon des entrepreneurs, qui se déroulait à Paris le 1er et 2 février, a pour but de présenter les jeunes pousses qui feront les grandes entreprises françaises de demain. Tables rondes, financements, innovations, Marathon-pitch[1], les idées sont à l’honneur.

Mais le secteur de l’emploi, et plus particulièrement celui des « start-up » et des PME, ne souffre pas d’un manque d’idées[2]. Ce secteur souffre de surrèglementation, il souffre du marché unique et de la concurrence internationale déloyale, du régime social des indépendants (RSI) et d’un manque d’investissement.

Ce manque d’investissement est le résultat de la politique affligeante de Bruxelles dénoncée par Dominique Martin[3] et de l’impact d’indices chiffrés et de données macro-économiques. Par exemple, le résultat brut[4] nécessaire à l’entreprise pour servir un revenu net de 100 à l’investisseur[5] est fortement pris en compte. En France, l’entreprise doit produire un résultat brut de 230 euros, contre 195 pour l’entreprise allemande et 185 pour l’entreprise britannique[6]. Cette réalité économique freine, voire empêche l’investissement et l’emploi.

Quel levier avons-nous ? Il faut augmenter substantiellement la marge des entreprises françaises. Pour ce faire, et Marine Le Pen le disait très justement avant-hier aux entrepreneurs : « l’État et les collectivités territoriales doivent donner un avantage aux entreprises françaises ! » et, plus globalement, permettre le patriotisme économique. Il faut également alléger la règlementation, la bureaucratie et la fiscalité et « mettre en place un guichet unique pour les TPE/PME, pour leur simplifier la vie !”

 

[1] 120 créateurs d’entreprises présentent leurs projets en quelques minutes.

[2] Par ailleurs, une étude du Conseil d’Analyse Économique, publiée en mai 2016, souligne l’exode des talents français. Avec 3.5 millions de Français à l’étranger en 2013, le taux d’émigration a doublé de 1980 à 2010.

[3] L’investissement est freiné par Bruxelles. Dominique Martin demande à ce que les PME et PMI, représentant 80 à 90% des salariés, ne soient plus seulement l’objet d’interventions orales mais bien la cible de recommandations : http://dominique-martin.com/mandat-pour-le-trilogue/

[4] C’est l’excédent brut d’exploitation (EBE) d’une entreprise, également nommé bénéfice ou résultat brut d’exploitation dont il s’agit ici.

[5] Le référentiel est celui d’un investisseur taxé à un taux d’IR intermédiaire.

[6] Baromètre de l’Association française des marchés financiers (AMAFI), 16-46, 11 octobre 2016.

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