Bientôt un régulateur à Cluses ?

Tribune des élus FN dans le bulletin municipal de Cluses

Dans une ville industrielle et horlogère comme la nôtre, on sait toute l’importance des régulateurs, aux capacités de régularité, régularisation et fiabilité. À Cluses pourtant, on part de loin. Au point que « régularisation » fut le maître-mot du conseil municipal du 22 mai.

Régularisation : 3 générations
Au Margencel, un règlement de 1954 imposait une hauteur maximale des bâtiments de 10 mètres. Oui, vous avez bien lu, c’est le quartier où l’on trouve, par exemple, le Panoramique. Il vient d’être décidé d’autoriser des constructions allant jusqu’à… 21 m. de hauteur. Mais attention, comme l’a reconnu l’adjoint à l’urbanisme, sans signalement d’un promoteur, rien n’aurait été fait.

Régularisation : 20 ans (environ)
Au hasard de la cession d’un tènement pour bâtir entre autres 30 logements sociaux, on a appris que la Ville s’est cru propriétaire, et a donc entretenu à ses frais, l’emplacement pendant des décennies !

Régularisation : 7 ans
Le Code de l’environnement date de 2011. La Ville se découvre donc devoir payer pour cartographier précisément les réseaux d’éclairage public, au prétexte d’éviter des accidents. Alors même que les réseaux sont quasiment tous repérés, mais nos documents seraient sans valeur. Alors même que tout intervenant en voirie est légalement tenu de signaler tout écart entre le plan de réseaux qui lui a été remis et la réalité. Alors même, surtout, que les travaux se déroulent de jour, quand les réseaux d’éclairage sont évidemment hors tension, éliminant tout risque d’accident.

Régularisation : 1 an
Une convention avec une association prévoyait le versement d’une avance de subvention mi-mai. La délibération ayant eu lieu le 22 mai, le Maire a avoué que la Ville était en retard pour ce versement, s’engageant à l’avenir à ce que le Conseil délibère bien avant les événements.

Régularisation : 6 mois
Les cafetiers et restaurateurs ont vu au mois de décembre la taxe frappant leur terrasse passer de 1,30€/m2 par an, à 1€/m2 par mois, sans concertation. Face au tollé, ne reconnaissant pas l’énormité de l’augmentation, le Maire se borne à dire qu’il aurait dû leur en parler. La taxe a été ramenée à 0,71€/m2 par mois cette année, mais en 2020, c’est sûr, ça sera 1€/m2 par mois.
Au moins, cette taxation vexatoire aura-t-elle permis aux professionnels clusiens de la restauration de s’unir.

Régularisation : 1 mois
La dernière livraison de ce journal, annoncée pour le 23 avril, a été distribuée autour du 22 mai, ce qui est un progrès par rapport à la fois précédente. Après tout, quand on procède à des réglages, l’important n’est pas tant l’importance de l’écart, que son évolution dans le bon sens.
La présence tribune a été rédigée le 23 mai, pour une date de distribution du journal vers le 4 juin. Espérons que les efforts entrepris à bien des égards seront poursuivis, pour le bien de notre ville !

Cluses : le lifting de l’immobilisme

Tribune des élus FN dans le bulletin municipal de Cluses

L’exécutif de notre ville a changé par la force des choses, mais avec les mêmes défauts. Qu’on en juge.

La carpe et le lapin

Une fusion de listes improbable avait en 2014 empêché de justesse la victoire de la liste conduite par Dominique Martin. Cette alliance a éclaté, les amis d’hier se prétendent désormais opposants. Pour trouver une majorité, il a fallu séduire parmi l’opposition la moins solide des condamnés à jouer les faire-valoir. Au moins, les choses sont claires, les Clusiens sauront sur qui compter pour vraiment changer la ville !

Le poids de l’héritage

Malgré ce lifting, Cluses reste plombée par les choix des prédécesseurs-héritiers. Parmi de nombreux exemples, la réfection du parvis de la Mairie, pour plusieurs millions en détruisant l’arbre de la paix planté avec les Maires de Trossingen et Beaverton. Résultat ? Toujours autant de béton et des pédiluves qui n’ont pas beaucoup fonctionné.

Cluses devait être fière de projets menés par d’autres et devant nous apporter un cinéma multiplex et des divertissements. Qu’en sera-t-il ? Quand on ne dirige pas un projet, on est condamné à en subir les affres.

Ceci, noyé dans un PLU, où une accumulation de sigles abscons doit transformer Cluses en « Cœur de territoire ». Pour trouver quoi ? De moins en moins de commerces, qui se meurent, des HLM délabrés à retaper pour être de nouveau dégradés, et des logements nouveaux qui diminueront la valeur du foncier existant. Maigre PLU, dont la principale nouveauté est la hausse du nombre de logements sociaux !

Des marges de manœuvre inexistantes

Suite à la hausse du Franc suisse en 2015, les emprunts toxiques souscrits en notre nom nous menaçaient d’une catastrophe. Malgré les avertissements des élus FN, les 2 emprunts de 2,5 et 2,8 millions signés en 2007 et 2008 (en ajoutant 5,8 M€ au passage) coûteront au final 24 millions à payer jusqu’en 2041, suite à une renégociation soumise au diktat des banksters. Notons que le Franc suisse est revenu à son niveau antérieur…

Moralité, en 2017, sur 33,5 M€ de budget, l’investissement n’est plus que de 1,5M€. Et il y a visiblement des difficultés pour présenter un budget pour 2018.

Nous souhaitons bon courage aux Clusiens pour l’évolution de la Ville dans ces conditions. Comme toujours, pour notre part, nous veillerons à contrer les projets néfastes, et à soutenir ceux qui sont bons pour notre commune.

Nota : Cette tribune a été rédigée en janvier, pour le journal municipal prévu début février, et finalement paru en ce début avril.

Congrès de la refondation

Rapport financier, tables-rondes thématiques, intervention de l’américain Steve Bannon : je participais ce week-end aux travaux du Front National réuni en Congrès.

« Le mondialisme et l’islamisme veulent dominer le monde. L’un par le tout commerce, l’autre par le tout religieux. Ce sont deux totalitarismes sans limite. Or il n’y a de société viable, sans limite. », Marine Le Pen, #CongrèsFN2018

Le combat continue derrière notre Présidente !

Interrogé par la Radio FranceBleu, j’explique que le changement de nom était une nécessité :

Je vous remercie pour votre confiance et vos votes au Conseil National,

Amitiés,

D. Martin

Dominique Martin, entre Marine Le Pen et Steve Bannon, Directeur de campagne de Donald Trump.

Dominique Martin, en train de voter au Congrès de la refondation.