Les occasions manquées de Cluses

Tribune des élus RN dans le bulletin municipal de Cluses

Vous l’avez appris, Dominique Martin s’est retiré de la vie politique. Député européen de 2014 à 2019, Conseiller régional de 1992 à 2014, il siégeait à la 2CCAM depuis sa création en 2012, ainsi qu’au Conseil municipal de Cluses depuis 1989, pendant trente ans.

Engagé dès les Présidentielles de 1974, fidèle à ses idées, à tous ses engagements et au mouvement qu’il a rejoint et servi dès 1983, il n’a eu de cesse de proposer une politique de bon sens pour notre Ville. Face à lui, élection après élection, ses adversaires ont constamment navigué d’un bord à l’autre de l’échiquier politique, allant jusqu’à contracter des alliances contre-nature pour conserver leurs prébendes à quelques voix près.

Le résultat est visible : au lieu d’une volonté claire d’appliquer un programme pour le bien de Cluses, on a perdu des décennies d’immobilisme et de magouilles politiciennes. Pensez-vous que la mare aux canards serait encore d’actualité en 2019, si Dominique Martin avait pu être maire ? Ou que l’insécurité aurait atteint de tels niveaux ?

Dominique Martin aura marqué la vie politique par son sens aigu de la répartie, ses formules choc, et ses actions d’éclat. Sa chanson pour les Municipales de 2008 est encore dans toutes les mémoires, et avait même eu les honneurs de la télévision nationale. Surtout, la finesse de son jugement lui a permis de détecter le premier les mauvais choix politiques ou financiers qui pèsent sur notre Ville. Subventions à des associations par copinage, accidents louches étouffés pendant des années, emprunts toxiques qui grèveront les finances de Cluses pendant encore 25 ans, ou encore explosion du prix de l’eau potable en cas de transfert de compétence à la 2CCAM, personne n’a dénoncé autant de scandales.

Les Clusiens éveillés remercient avec nous Dominique Martin pour sa vie de combat politique. Ils savent aussi faire leur la devise du grand patriote Guillaume d’Orange, que Dominique Martin avait adoptée : « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.« 

Un sentiment d’insécurité…

Tribune des élus RN dans le bulletin municipal de Cluses

Régulièrement, notre Ville est célèbre dans toute la presse pour des questions de sécurité. Les tribunaux enchaînent les condamnations de Clusiens liés à des trafics de drogue.

À Annemasse, un Clusien a été poignardé. À 27 ans, il avait déjà été condamné à 15 reprises, et avait 45 antécédents judiciaires à son actif. Vous savez, ces simples interpellations ou rappels à la loi qui, preuve en est, ne servent à rien. En revanche, malgré toutes ces récidives, il était libre ; il est maintenant mort.

À Thyez, vous avez tous été, comme nous, révoltés par l’agression de cette malvoyante de 60 ans, simple promeneuse. Des « sauvageons » désœuvrés l’ont insultée et battue à cause de son handicap.

À Cluses même, un policier a été gravement blessé par un chauffard à moto sur une piste cyclable.

Nos dirigeants sont désolés, promettent des mesures, et tentent de calmer la colère légitime des Français. Pourtant, que font-ils ?

Depuis des décennies, ils multiplient les caméras qui nous espionnent. Or ces caméras ont des angles morts, et il y a des zones non couvertes, que connaissent parfaitement bien les malfaiteurs. Et quand bien même ! Les caméras ne dissuadent en rien, elles sont simplement là pour l’enquête éventuelle, après la dégradation, le vol, l’agression, ou le meurtre. Comme disait Jacques Chirac, il s’agit de lutter contre le sentiment d’insécurité des Français, pas contre l’insécurité elle-même.

De plus, la Justice, qui excelle dans l’affichage d’un « mur des cons », est beaucoup trop laxiste. Elle n’applique que trop rarement les peines réelles prévues, et remet en liberté les coupables.

Nos dirigeants sont incapables de reconnaître leur échec, et leur seul discours est de dire « notre politique a échoué, c’est donc qu’il faut dépenser plus pour faire la même chose« , comme les Shadoks disaient « plus ça rate, plus on a de chances que ça marche« . Pensez-vous donc que, face à l’échec de ces politiques menées depuis trop longtemps, la solution soit de reconduire ces mêmes dirigeants, pour mener la même politique inefficace ?

 

 

NB : le texte de cette tribune, publiée dans le journal municipal fin mai, a été déposé selon le calendrier indiqué par la Mairie le 12 avril.

Scionzier dans la normalité

Communiqué de Dominique Martin, Député européen RN/ENL, Conseiller régional honoraire, Conseiller municipal de Cluses démissionnaire, Conseiller Communautaire Cluses Arve et Montagne démissionnaire

En pleine nuit à Scionzier, trois voitures brûlent, un immeuble est touché par les flammes et la fumée, trente personnes sont évacuées. L’incendie est maîtrisé, les carcasses des véhicules sont aussitôt évacuées, la gendarmerie n’exclut pas la piste criminelle, mais donc pas non plus la combustion spontanée. Tout est normal, fermez le ban.

En réalité, chacun l’a compris, on nie la criminalité, on cache les preuves matérielles à la population, on cherche à minimiser les faits et à banaliser l’événement. Il faudrait s’habituer à vivre au milieu des attentats, de l’insécurité et des bandes régnant en toute impunité.

Mais les Français ont droit à la sécurité, à la jouissance de leurs biens et à la vérité sur la situation. Le Rassemblement National est le seul à promouvoir toujours et partout, même à Scionzier, l’application de la loi et le juste châtiment des criminels.

Le Dauphiné 22/5/19