Cluses – Dominique Martin analyse les comptes de la Ville

Intervention de Dominique Martin, Député français RN/ENL au Parlement européen, Conseiller municipal, sur le compte administratif et le compte de gestion 2017 de la Ville de Cluses

Monsieur le Maire,

Ce compte administratif est donc, en quelque sorte, la clôture du bilan de votre prédécesseur.
Nous soulignions, lors du Débat d’Orientations Budgétaires en novembre 2016, que Cluses connaissait un « effet ciseau » du seul fait de la gestion municipale.
Nous critiquions notamment l’augmentation de la dette, en particulier suite à la peu glorieuse renégociation des emprunts toxiques. L’évolution de la capacité de désendettement, qui était évaluée à 6 ans en début de mandat, marque certes une pause à 9,6 ans, mais lors du BP 2018 vous nous avez annoncé que vous alliez la porter à 11,17 ans, soit un quasi-doublement en moins d’un mandat. Il n’y a pas de quoi être fier.

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Dans une ville industrielle et horlogère comme la nôtre, on sait toute l’importance des régulateurs, aux capacités de régularité, régularisation et fiabilité. À Cluses pourtant, on part de loin. Au point que « régularisation » fut le maître-mot du conseil municipal du 22 mai.

Régularisation : 3 générations
Au Margencel, un règlement de 1954 imposait une hauteur maximale des bâtiments de 10 mètres. Oui, vous avez bien lu, c’est le quartier où l’on trouve, par exemple, le Panoramique. Il vient d’être décidé d’autoriser des constructions allant jusqu’à… 21 m. de hauteur. Mais attention, comme l’a reconnu l’adjoint à l’urbanisme, sans signalement d’un promoteur, rien n’aurait été fait.

Régularisation : 20 ans (environ)
Au hasard de la cession d’un tènement pour bâtir entre autres 30 logements sociaux, on a appris que la Ville s’est cru propriétaire, et a donc entretenu à ses frais, l’emplacement pendant des décennies !

Régularisation : 7 ans
Le Code de l’environnement date de 2011. La Ville se découvre donc devoir payer pour cartographier précisément les réseaux d’éclairage public, au prétexte d’éviter des accidents. Alors même que les réseaux sont quasiment tous repérés, mais nos documents seraient sans valeur. Alors même que tout intervenant en voirie est légalement tenu de signaler tout écart entre le plan de réseaux qui lui a été remis et la réalité. Alors même, surtout, que les travaux se déroulent de jour, quand les réseaux d’éclairage sont évidemment hors tension, éliminant tout risque d’accident.

Régularisation : 1 an
Une convention avec une association prévoyait le versement d’une avance de subvention mi-mai. La délibération ayant eu lieu le 22 mai, le Maire a avoué que la Ville était en retard pour ce versement, s’engageant à l’avenir à ce que le Conseil délibère bien avant les événements.

Régularisation : 6 mois
Les cafetiers et restaurateurs ont vu au mois de décembre la taxe frappant leur terrasse passer de 1,30€/m2 par an, à 1€/m2 par mois, sans concertation. Face au tollé, ne reconnaissant pas l’énormité de l’augmentation, le Maire se borne à dire qu’il aurait dû leur en parler. La taxe a été ramenée à 0,71€/m2 par mois cette année, mais en 2020, c’est sûr, ça sera 1€/m2 par mois.
Au moins, cette taxation vexatoire aura-t-elle permis aux professionnels clusiens de la restauration de s’unir.

Régularisation : 1 mois
La dernière livraison de ce journal, annoncée pour le 23 avril, a été distribuée autour du 22 mai, ce qui est un progrès par rapport à la fois précédente. Après tout, quand on procède à des réglages, l’important n’est pas tant l’importance de l’écart, que son évolution dans le bon sens.
La présence tribune a été rédigée le 23 mai, pour une date de distribution du journal vers le 4 juin. Espérons que les efforts entrepris à bien des égards seront poursuivis, pour le bien de notre ville !