Intervention de Dominique Martin en Commission Emploi et Affaires sociales (EMPL) du Parlement européen

« Dialogue structuré », la Commission répond : « cause toujours, tu m’intéresses » !

Dominique Martin rappelle que ce « dialogue structuré » revient chaque année, toujours avec un titre plus pompeux : « un nouvel élan », « l’heure n’est plus à une gestion conventionnelle », ou encore, comme cette année : « répondre aux attentes pour une Europe qui protège et qui donne les moyens d’agir »… Une belle propagande européiste !

Dominique Martin dénonce, outre la nature très vague du texte, le fait que ce « dialogue structuré » cautionne le pouvoir de la Commission européenne, et appelle à plus d’ingérence et de contrôle dans les affaires des États membres. Même lorsque la Commission Emploi et Affaires Sociales (EMPL) a des propositions, la réponse est toujours la même : « cause toujours, tu m’intéresses » !

 

Intervention de Dominique Martin en Commission Emploi et Affaires sociales (EMPL) du Parlement européen

Temps partiel imposé, salaire misérable, agenda incertain et versatile :

protégeons nos femmes exploitées !

Dominique Martin se saisit de la question de l’émancipation économique des femmes dans les secteurs privés et publics au sein de l’Union européenne. Il observe, avec regret, que 70% à 80% des femmes sont contraintes d’aller travailler dans cette société consumériste, dans laquelle il faut maintenant deux revenus pour vivre décemment et s’occuper d’un foyer.

Il déplore qu’elles soient exploitées avec le temps partiel (notamment dans la grande distribution et les sociétés de nettoyage), avec des salaires de misère (600 ou 700 euros par mois), et des agendas qu’elles ne maîtrisent plus.

 

Intervention de Dominique Martin en Commission Emploi et Affaires sociales (EMPL) du Parlement européen

Faut-il donner 18 millions d’euros à la Lybie, la Syrie, le Tadjikistan,

la Turquie, le Turkménistan, ou encore l’Ouzbékistan ?

Dominique Martin déplore l’existence même de la Fondation européenne pour la Formation (ETF). L’unique raison d’être de cette agence est de dépenser son budget à aider des pays non-européens ! Dont certains aux situations politiques et sécuritaires douteuses…

Dominique Martin liste les 29 pays partenaires – dont la Lybie, la Syrie, le Tadjikistan, la Turquie, le Turkménistan, l’Ouzbékistan – et s’interroge : représentent-ils les intérêts européens ?

L’UE se plaint sans cesse que les compétences de ses citoyens ne conviennent plus, que l’écart entre les formations et les attentes du marché du travail se creusent, mais l’on préfère donner 18 millions d’euros, à des pays non-européens…

Avant de vouloir jouer les donneurs de leçons et les ambassadeurs de bonnes volontés, il serait bon que l’UE s’intéresse d’abord aux besoins de ses concitoyens européens.

 

Intervention de Dominique Martin en Commission Emploi et Affaires sociales (EMPL) du Parlement européen

Stop aux budgets « perfusions » qui dilapident vos millions !

Dominique Martin déplore que cette présentation du budget soit un simple et triste constat d’évidences : le chômage augmente, les PME sont étouffées, les emplois ne suffisent plus pour vivre décemment, etc.

Au lieu de s’attaquer aux causes, l’UE gère les effets à coup de millions « balancés » via les budgets « perfusions » : le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEAM), le Programme pour l’emploi et l’innovation sociale, ou encore le Fonds pour l’aide européenne aux personnes les plus privées.

Dominique Martin se désole qu’en lieu et place de vraies solutions, il y ait l’habituel paragraphe de caution morale demandant que le soutien financier soit prévu pour ceux qui ont de multiples inconvénients sur le marché du travail, notamment « les personnes issues de minorités »…

 

Intervention de Dominique Martin en séance plénière du Parlement européen

Formations/Diplômes : Dominique Martin dit « non » à un cadre européen destructeur !

L’Union européenne souhaite mettre en place un « cadre européen des certifications pour l’apprentissage tout au long de la vie ».

Si l’objectif semble tout à fait louable, il y a en réalité de nombreux problèmes tels que l’inclusion des migrants en dépit de nos 25 millions de chômeurs européens, le nivellement vers le bas, et le développement de la mobilité des travailleurs, cause du dumping social et de la concurrence déloyale Est-Ouest.

Les États membres doivent pouvoir rester libres de reconnaître les qualifications, formelles ou informelles, en fonction de leurs propres critères et de leurs besoins.