Le gouvernement renonce à l’A45

Communiqué de Christophe Boudot, Président du Groupe RN au Conseil Régional Auvergne – Rhône-Alpes

Le gouvernement a annoncé hier qu’il renonçait à l’A45. Cette décision vient valider la position que le groupe Rassemblement National défendait depuis le début de ce mandat. Il s’agit par ailleurs d’un énième camouflet donné à la politique de Laurent WAUQUIEZ. En dehors de l’aspect financier, notre groupe entendait défendre la ruralité et les terroirs, défendre les terres agricoles, ne pas contribuer à l’engorgement de Lyon.

Laurent Wauquiez, loin de défendre cela, n’y voyait que le seul intérêt personnel de se glorifier d’une réalisation financière conséquente engendrée sous sa mandature.

Si nous nous réjouissons sur la forme, nous serons très attentifs sur le fond au sujet de la réaffectation des crédits et des solutions qui seront proposées aux usagers de l’A47. Il y va d’une des plus importantes liaisons autoroutières entre deux grandes métropoles de notre région, Saint-Etienne et Lyon, ainsi que du désenclavement du département de la Loire. Nous espérons que nos propositions pour un investissement massif sur la ligne ferroviaire St Etienne/Lyon, ainsi que pour un RER sud-lyonnais seront prise en compte par l’Exécutif régional.

Nous attendons désormais du gouvernement la même lucidité concernant le tracé du Lyon-Turin.

Comment Laurent WAUQUIEZ méprise les douaniers de notre région !

Jeudi 11 octobre s’est tenue l’Assemblée plénière du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes. Un rapport intitulé « Sécurisation des transports » était présenté, qui étendait aux policiers municipaux la gratuité dans les transports en commun, pour les trajets domicile-travail, pratiquée depuis 2016 pour les gendarmes et policiers nationaux.

Le groupe Rassemblement National (ex FN) a présenté un amendement (n°18) pour que cette bonne mesure soit AUSSI appliquée aux douaniers de notre région qui effectuent un travail remarquable (arrestation de terroristes comme Medhi Némouche,  saisies d’armes et de drogue, etc…)

Or contre toute attente, tous les autres groupes politiques du Conseil régional, y compris ceux de la majorité de Laurent Wauquiez, ONT VOTÉ CONTRE notre amendement ! REFUSANT AINSI QUE CETTE BONNE MESURE  SOIT ÉTENDUE AUX DOUANIERS DE NOTRE RÉGION !

Parmi les élus de la majorité de Laurent WAUQUIEZ, Les Républicains ou centristes de Haute-Savoie, ont voté contre cette mesure d’équité, comme le sénateur Cyril PELLEVAT, l’ancien maire de Bonneville Martial SADDIER, le centriste Éric FOURNIER maire de Chamonix, ou encore Annabelle ANDRE-LAURENT, ou  Astrid BAUD-ROCHE etc.

Il est temps que cesse ce comportement bassement partisan et sectaire de M. Laurent Wauquiez, plus préoccupé à agir en fonction de ses propres intérêts électoraux, que d’œuvrer dans un esprit collaboratif avec le Rassemblement National, pour le bien et dans le seul intérêt des Auvergnats et Rhône-Alpins !

 

Anne-Françoise ABADIE- PARISI
Marie FAVRE
Vincent LECAILLON

Conseillers régionaux Auvergne-Rhône-Alpes

Cette presse qui se sent menacée

Communiqué de Dominique Martin, Député français RN/ENL au Parlement européen
Commission de lutte contre le terrorisme.
Groupe Europe des Nations et des Libertés.

La presse quotidienne régionale (PQR) de ce 10 septembre publie un vibrant plaidoyer, constatant la baisse de son audience et de ses revenus, alors que les sites internet les plus fréquentés progressent. Il conviendrait donc de taxer les moteurs de recherche et autres sites qui, utilisant les articles de la PQR, bénéficient, il est vrai, de recettes publicitaires supplémentaires sur lesquelles cette presse écrite lorgne avec avidité : proposition qui arrive devant le Parlement européen ce mercredi 12 septembre.

Or la baisse des revenus de la presse est antérieure, et due surtout au caractère partisan de nombreux titres : opinion contre information. Souvent, nos compatriotes le disent : pour comprendre le monde, il suffit de prendre le contrepied exact des conclusions des journalistes.
La presse elle-même, d’ailleurs, n’est pas exempte des critiques qu’elle émet, puisque qu’elle omet de parler des subventions publiques (près de 1,5 million pour le Dauphiné en 2016, dernier chiffre connu * ) et des recettes publicitaires institutionnelles qu’elle perçoit.

Face à cette situation, la presse doit comprendre qu’elle ne regagnera son lectorat perdu qu’à la condition d’adopter une ligne éditoriale réellement neutre, ou au contraire, en affichant et assumant résolument son caractère politiquement engagé. Cependant Dominique Martin et les élus du Rassemblement National au Parlement européen voteront cette résolution sous condition d’une juste rémunération des artistes par les plateformes en ligne qui exploitent leurs œuvres, et plus généralement, ils soutiendront demain tous les amendements qui protègent les auteurs, les créateurs et les journalistes face aux géants de l’internet.

 

 

* Chiffres officiels du Ministère de la culture, onglet « à télécharger » :
http://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Presse/Aides-a-la-presse/Les-chiffres-des-aides-a-la-presse/Tableaux-des-titres-et-groupes-de-presse-aides-en-2016
Tableau disponible à l’adresse :
http://www.culture.gouv.fr/content/download/183022/1999254/version/1/file/2018.03.02%20Tableau%20des%20titres%20aid%C3%A9s%20en%202016.xlsxSur le site de Libération :
http://www.liberation.fr/checknews/2018/03/22/quel-est-le-montant-des-subventions-publiques-recues-par-liberation-en-2017_1653414

Laurent WAUQUIEZ, ou l’habitude des mauvaises pratiques

Communiqué de Christophe Boudot, Président du Groupe RN au Conseil Régional Auvergne – Rhône-Alpes

Si la rentrée politique des LR s’annonce sous le signe de la désunion entre les partisans de Laurent Wauquiez d’un côté, ceux de Valérie Pécresse de l’autre, ou bien encore ceux d’Alain Juppé, et si les sondages aux élections européennes montrent mois après mois que le soufflé Wauquiez n’en finit plus de retomber, ce dernier n’en finit plus de masquer sa longue succession de revers : multiples condamnations de ses méthodes et de sa gestion au Tribunal administratif ou devant le Conseil d’Etat, scandale du soutien financier aux associations de défense des migrants (malgré des postures publiques de matador), cafouillages administratifs, suspicion de mise en place d’un clientélisme régional pour les attributions de subventions aux communes, etc.

Dernier dérapage en date : le sms signé de Laurent Wauquiez à l’adresse des lycéens de la région pour leur souhaiter une bonne rentrée. Rien de dramatique en soi, sinon qu’on peut légitimement se demander s’il est normal pour un président de Région d’utiliser le fichier du Pass-Région pour se faire valoir alors que ces listes devraient demeurer d’un usage strictement réglementé, ceci d’autant plus que Laurent Wauquiez n’en est pas à son coup d’essai. Chacun se souviendra que pendant la dernière campagne des élections régionales, il avait largement utilisé certains fichiers professionnels dans des conditions qui n’ont jamais été vraiment éclaircies.

Son agitation en cette rentrée ne cache cependant pas la déliquescence d’un parti politique sans doctrine ni vision claire. Je me permettrai un conseil clair à Laurent Wauquiez : il devrait se concentrer sur son travail de président de Région et laisser les lycéens étudier en toute sérénité.

Quand on parle de confiance…

Tribune d’Olivier Burlat, Conseiller municipal Bleu Marine de Seynod

La commune nouvelle d’Annecy était considérée par l’État comme un bon élève : six communes avaient fusionné pour créer une grande ville, avec un faible endettement et des ressources importantes. Las, c’était oublier que dans cette république on préfère les cancres aux premiers.

La nouvelle loi de programmation des finances publiques nous impose en effet de maîtriser l’augmentation des dépenses. L’année 2017 sert de référence. Or, du fait de la fusion, le niveau de dépenses a été extrêmement bas cette année-là. Nous sommes désormais contraints de rester à ce niveau exceptionnel sous peine de payer une amende annuelle pouvant atteindre 4 millions d’euros !

La loi impose à notre commune de 120 000 habitants de signer un « contrat de confiance » (sic) avec l’État. La fusion devait nous permettre de « peser ». C’est l’inverse qui se produit : nous sommes contraints de négocier avec le Préfet dans une position de subordination. Quand on parle de confiance, est-ce encore un mensonge ?