Quartier de la Jonchère à Seynod : un aveu d’impuissance

Communiqué du Groupe Seynod Bleu Marine

Le premier numéro du magazine de la commune nouvelle d’Annecy a été distribué dans les boîtes aux lettres. En page 34, concernant la commune déléguée de Seynod, on y trouve un curieux article sur la réhabilitation du quartier de la Jonchère. On apprend en effet que les efforts pour résoudre les problèmes d’insécurité « sont gâchés par le comportement irresponsable de quelques individus qui dégradent des lieux fermés au public, de manière totalement gratuite ». S’ensuit la longue liste de ces « attitudes irrespectueuses » : « stationnements sauvages, circulation dangereuse, détritus, insultes, tapage nocturne. Depuis peu, des feux de poubelles et détériorations d’abribus, ainsi que le caillassage des forces de l’ordre. »

Rappelons que ce projet onéreux a été voté en grande partie pour résoudre les problèmes d’incivilités. Lors du débat au Conseil municipal de Seynod, des élus, y compris dans la majorité, avaient fait part de leur scepticisme sur le lien de causalité entre l’état du quartier et la délinquance. C’est un paradigme, inventé il y a quarante ans avec la Politique de la ville, qui aura fait dépenser beaucoup d’argent tout en laissant déraper l’insécurité jusqu’au point de non-retour.

Les élus à la ferme

Tribune du Groupe « Seynod Bleu Marine »

Dans les cadres de la journée « Les élus à la ferme », les élus des treize communes de l’agglomération étaient conviés ce samedi 1er octobre à visiter l’exploitation agricole de Jean-Robert Martel située à Vieugy. Ce jeune agriculteur a repris l’exploitation familiale mais en a changé la nature qui est passée de l’élevage et la production laitière à la culture maraichère, essentiellement pour des questions foncières : la culture maraichère nécessite moins d’espace et s’accommode donc mieux de l’extension urbaine. Il pratique une agriculture raisonnée en limitant les pesticides. Par exemple, un paillage du sol avec des bâches élaborées à partir d’amidon de maïs évite les mauvaises herbes et la lutte contre les pucerons se fait biologiquement avec l’apport d’insectes prédateurs.

La culture maraichère en Haute-Savoie ne peut pas concurrencer la production des autres régions au niveau des prix. Elle est en effet soumise à des contraintes géographiques (sols non sableux plus lourds à travailler, présence de reliefs) et climatiques (moins de jours de chaleur) qui limitent la productivité. Les produits sont donc plus chers et ne sont pas concurrentiels pour les centrales d’achat des grandes surfaces. C’est pourquoi les paysans savoyards sont obligés de développer le cycle court, ce qui s’avère finalement une bonne chose tant il est urgent de sortir de la logique des marchés de grande échelle. Pour la ferme que nous avons visitée, la répartition des ventes est la suivante : 45 % via le magasin de producteurs C’Nos Terroirs, 25 % en vente directe à la ferme, 20 % sur le marché de Poisy, 10 % à la restauration scolaire de Seynod et environ 1 % au fameux restaurant les Trésums.

Cette visite a également permis d’aborder des thèmes généraux qui touchent l’ensemble du monde agricole, comme la difficulté des jeunes à s’installer quand il faut emprunter des sommes importantes pour s’équiper ou rejoindre une coopérative. Enfin, la matinée s’est terminée par un buffet qui nous a permis d’apprécier la qualité des produits de notre terroir.

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Jean-Robert Martel (à droite) et son tracteur « vintage »

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Les serres sont une nécessité pour certaines cultures dans notre région

Seynod : les gens du voyage squattent la RD1201 puis la Pilleuse

Communiqué de presse du Groupe Seynod Bleu Marine

Le territoire de Seynod subit les assauts du communautarisme décomplexé des gens du voyage. Des groupes de caravanes ont occupé en toute illégalité la chaussée sur un axe de circulation important empêchant des milliers de personnes de circuler librement et générant deux jours de nuisance pour les riverains des villages alentour. Puis ils se sont dirigés vers le terrain de la Pilleuse généreusement mis à leur disposition par l’autorité préfectorale et des élus irresponsables.

Combien de temps les habitants légitimes de Chaux devront-ils supporter l’occupation de leur terre par des hordes nomades ? Combien de temps les contribuables devront-ils financer un mode de vie communautariste ? Les élus du groupe Seynod Bleu Marine appellent les autorités à se ressaisir. Dans un pays sain, il faut faire respecter la loi. Le sans-gêne, l’égoïsme, l’incivisme doivent être sanctionnés, les véhicules confisqués et les délinquants conduits devant le tribunal.

La route de Vieugy

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La Pilleuse

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Le rond-point de Chaux

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Seynod : conseil du 20 juin 2016 – vote concernant la fusion des communes

Intervention des élus FN/RBM au Conseil municipal de Seynod

Chers Collègues,

Nous participons ce soir à un événement unique dans la vie de notre commune puisqu’il s’agit de décider de sa disparition. Ce n’est pas une décision à prendre à la légère car elle sera irréversible. Seynod appartient encore au présent. A l’issue de ce Conseil, Seynod appartiendra peut-être au passé.

Ce projet n’est pas né de la volonté des élus des communes. Ce n’est pas non plus une demande de la population. A l’origine, il y a d’abord une loi de réforme des collectivités territoriales, une loi rédigée par des technocrates pour que notre pays abandonne ses spécificités, son identité, ses 36000 communes. Cette loi, le gouvernement veut l’imposer dans nos régions. C’est son représentant officiel, le Préfet, qui s’applique à la mettre en pratique.

Un premier projet a été proposé l’année dernière : la fusion des 13 communes de l’agglomération. Ce projet a été rejeté par une majorité des conseils municipaux. La plupart des communes ont préféré conserver leur indépendance. Nous devrions prendre exemple sur elles. Au lieu de cela, nos édiles persistent dans l’obéissance aux directives préfectorales.

Les arguments en faveur de la fusion sont toujours les mêmes. On nous parle des économies à réaliser. Mais pour l’instant, nous n’avons eu aucun chiffrage de ces économies. Au contraire, la fusion aura un coût non négligeable en bouleversant les organisations des six communes. La commune nouvelle sera plus grande et tout le monde sait qu’il y a plus de gaspillage dans les grandes structures que dans celles à taille humaine.

Il y a aussi l’argument du « poids » : il faut à tout prix « peser » par rapport aux autres villes. C’est un argument bien « lourd » pour une ville alpine que l’on souhaite dynamique, tournée vers les sommets. La quantité ne fait pas la qualité. On n’est pas forcément plus fort parce qu’on est plus nombreux. On ne se fait pas mieux entendre. La preuve avec ce conseil municipal où l’on entend surtout les groupes minoritaires.

Enfin, ce que nous devons craindre, c’est l’ambition de nos édiles de transformer notre espace de vie en une métropole à croissance continue dans le but de concurrencer des villes comme Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand. Notre géographie est contrainte avec un lac et des montagnes : elle ne peut pas absorber une croissance démesurée. Les problèmes de pollution et de circulation que nous connaissons déjà ne feront qu’augmenter. Des immeubles seront construits, surtout à Seynod qui servira de réserve foncière à la nouvelle commune. Les espaces naturels et ruraux disparaîtront pour laisser la place au béton.

Pour notre environnement, pour notre qualité de vie, pour le bien vivre ensemble, nous voterons contre ce projet de fusion car il est trop précipité et construit sur de mauvaises bases. Nous appelons chacun des conseillers à décider en son âme et conscience, en toute indépendance, sans céder à la pression sociale et au conformisme de groupe.