Grand Annecy : discrimination contre les élèves du Privé

Par Olivier Burlat, Conseiller municipal Bleu Marine de Seynod

La délibération 41 de la séance du 26/03/2018 du Conseil municipal d’Annecy semblait pourtant devoir faire l’unanimité. Il s’agit simplement de mettre à disposition des équipements sportifs pour les élèves de la commune afin qu’ils puissent pratiquer la natation et d’autres activités sportives. Dans ce cadre, des conventions doivent être signées entre la Ville et la Direction académique de Haute-Savoie ainsi que le Diocèse.

C’était sans compter sur un certain état d’esprit laïciste qui voit rouge dès que l’on parle de l’enseignement privé. Un élu a donc pris la parole et demandé à ce que l’on découpe cette délibération en plusieurs sous-délibérations afin de bien séparer les élèves du public et ceux du privé. Cependant, les choses sont un peu plus complexes car la loi oblige la collectivité à assurer l’enseignement de la natation à tous les élèves. La première délibération a donc porté sur l’enseignement de la natation pour tous les élèves et la pratique physique et sportive pour les seuls élèves du public : le vote a eu lieu à l’unanimité. La seconde délibération a porté sur la pratique physique et sportive pour les élèves du privé, ce qui a permis à trente valeureux défenseurs de la laïcité de s’abstenir courageusement. 30 sur 180 élus présents, cela fait 16 pour cent : la délibération a donc été votée mais c’est rare qu’il y ait une telle abstention lors du conseil.

Notons que, peu de temps auparavant, nous avions voté la convention de financement de l’association Le Sou des écoles laïques. Ce vote s’est fait à l’unanimité, sans discussion ni charcutage délibératoire, car les élus qui ont leurs enfants dans l’enseignement privé ne sont pas sectaires, eux.

Les errements du Polyèdre

Tribune de Olivier Burlat, Conseiller municipal FN de Seynod

Le Polyèdre est une association seynodienne qui propose des activités culturelles (cours de dessin, danse etc.) à la population. Elle existe depuis 1974 et est fortement soutenue par la municipalité. Elle comporte environ 2500 adhérents qui paient une cotisation annuelle d’un montant de 10 à 15 euros. Cependant, l’inscription à la plupart des cycles d’activité nécessite le paiement d’une cotisation supplémentaire pour financer l’animation.

Gouvernance défaillante et responsabilité de la commune

La gestion du Polyèdre est depuis un an l’objet d’une controverse. Un rapport d’observations a été demandé à la Chambre régionale des comptes qui l’a remis au mois de décembre dernier. Selon ce document, la gouvernance de l’association a été « défaillante, le bureau ne se réunissant pas suffisamment et des dysfonctionnements importants s’étant produits au sein de la direction. » La commune de Seynod n’a pas « assumé pleinement ses fonctions de contrôle et de vérification des comptes de l’association. » Il manque à l’association une comptabilité analytique permettant de connaître le coût réel de ses activités. Enfin, il y a eu des lacunes dans l’obligation de publicité des comptes annuels certifiés.

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Mauvaise foi journalistique

Communiqué d’Olivier Burlats, Conseiller municipal Seynod Bleu Marine

Voici le compte-rendu de mon intervention au Conseil municipal d’Annecy dans le Dauphiné. Selon eux, j’ai fait un « dérapage ». L’assemblée a été choquée. Et le maire m’a recadré.

Evidemment, la réalité est quelque peu différente. L’assemblée n’a pas été choquée puisque, après le conseil, j’ai pu discuter avec les autres élus sans que personne ne me fasse une remarque négative. Enfin, le recadrage du maire, sur un ton courtois, était adressé à Mme Roth et moi-même. Il nous a dit que si nous voulions débattre de thèmes nationaux, il fallait nous faire élire dans d’autres assemblées.

Pour terminer, j’ajouterai que Mme Roth, élue écologiste, est venue me saluer en début de conseil. Elle côtoie en effet mon épouse à la commission finance. Comme quoi, l’ambiance est bonne parmi les élus, même si les journalistes aimeraient un monde régi par les querelles.

Quartier de la Jonchère à Seynod : un aveu d’impuissance

Communiqué du Groupe Seynod Bleu Marine

Le premier numéro du magazine de la commune nouvelle d’Annecy a été distribué dans les boîtes aux lettres. En page 34, concernant la commune déléguée de Seynod, on y trouve un curieux article sur la réhabilitation du quartier de la Jonchère. On apprend en effet que les efforts pour résoudre les problèmes d’insécurité « sont gâchés par le comportement irresponsable de quelques individus qui dégradent des lieux fermés au public, de manière totalement gratuite ». S’ensuit la longue liste de ces « attitudes irrespectueuses » : « stationnements sauvages, circulation dangereuse, détritus, insultes, tapage nocturne. Depuis peu, des feux de poubelles et détériorations d’abribus, ainsi que le caillassage des forces de l’ordre. »

Rappelons que ce projet onéreux a été voté en grande partie pour résoudre les problèmes d’incivilités. Lors du débat au Conseil municipal de Seynod, des élus, y compris dans la majorité, avaient fait part de leur scepticisme sur le lien de causalité entre l’état du quartier et la délinquance. C’est un paradigme, inventé il y a quarante ans avec la Politique de la ville, qui aura fait dépenser beaucoup d’argent tout en laissant déraper l’insécurité jusqu’au point de non-retour.

Les élus à la ferme

Tribune du Groupe « Seynod Bleu Marine »

Dans les cadres de la journée « Les élus à la ferme », les élus des treize communes de l’agglomération étaient conviés ce samedi 1er octobre à visiter l’exploitation agricole de Jean-Robert Martel située à Vieugy. Ce jeune agriculteur a repris l’exploitation familiale mais en a changé la nature qui est passée de l’élevage et la production laitière à la culture maraichère, essentiellement pour des questions foncières : la culture maraichère nécessite moins d’espace et s’accommode donc mieux de l’extension urbaine. Il pratique une agriculture raisonnée en limitant les pesticides. Par exemple, un paillage du sol avec des bâches élaborées à partir d’amidon de maïs évite les mauvaises herbes et la lutte contre les pucerons se fait biologiquement avec l’apport d’insectes prédateurs.

La culture maraichère en Haute-Savoie ne peut pas concurrencer la production des autres régions au niveau des prix. Elle est en effet soumise à des contraintes géographiques (sols non sableux plus lourds à travailler, présence de reliefs) et climatiques (moins de jours de chaleur) qui limitent la productivité. Les produits sont donc plus chers et ne sont pas concurrentiels pour les centrales d’achat des grandes surfaces. C’est pourquoi les paysans savoyards sont obligés de développer le cycle court, ce qui s’avère finalement une bonne chose tant il est urgent de sortir de la logique des marchés de grande échelle. Pour la ferme que nous avons visitée, la répartition des ventes est la suivante : 45 % via le magasin de producteurs C’Nos Terroirs, 25 % en vente directe à la ferme, 20 % sur le marché de Poisy, 10 % à la restauration scolaire de Seynod et environ 1 % au fameux restaurant les Trésums.

Cette visite a également permis d’aborder des thèmes généraux qui touchent l’ensemble du monde agricole, comme la difficulté des jeunes à s’installer quand il faut emprunter des sommes importantes pour s’équiper ou rejoindre une coopérative. Enfin, la matinée s’est terminée par un buffet qui nous a permis d’apprécier la qualité des produits de notre terroir.

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Jean-Robert Martel (à droite) et son tracteur « vintage »

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Les serres sont une nécessité pour certaines cultures dans notre région