Quand le coût horaire du parking est plus élevé que le SMIC…

Communiqué du groupe Front National au Conseil régional Auvergne–Rhône-Alpes

Voiture à Lyon : Le racket continue, jusqu’à quand pourrons nous tenir ?

Après la hausse continue du prix des carburants, sans qu’il n’y ait jamais aucune corrélation avec le coût réel du baril de pétrole, après la suppression drastique de près de 7 000 places de parking gratuites à Lyon entre 2016 et 2018, après l’augmentation de 25% du tarif de stationnement pour les résidents en 2015, après le passage de l’amende pour stationnement impayé de 17 à 60 euros au 1er janvier, ainsi qu’à la même date, celle du tarif de horodateurs qui fait que dans certain quartier de Lyon trois heures de stationnement couteront désormais 23 euros (rappelons que le SMIC horaire net au 1er janvier 2018 est à 7,58 euros. Le coût horaire du parking à Lyon est donc plus élevé que le SMIC…), la municipalité et le gouvernement continuent leur offensive contre les automobilistes vache à lait.

Nous rappelant les heures les plus sombres du Moyen-Âge, un projet est à l’étude pour installer prochainement un péage urbain à Lyon. On se demande bien jusqu’où les délires de ces édiles incapables de s’opposer à la pensée unique et de privilégier d’autres voies que la coercition et l’intimidation financière, vont aller.

Sous couvert de lutte antipollution, laquelle a bon dos, tant que les fumées de la vallée de la chimie et les centrales à charbon allemandes continueront à se rabattre régulièrement sur Lyon, ce sont des milliers de professionnels, commerçants, artisans, représentants, que l’on sacrifie et qu’on empêche de travailler. Ce sont des dizaines de milliers de salariés venant de proches ou de lointaines banlieues, et qui contribuent par leur travail à la richesse lyonnaise, que l’on pénalise, que l’on rackette au quotidien.

Il est vrai qu’il est plus facile de s’attaquer à un contribuable encore un peu solvable qu’aux autres. C’est toute la philosophe délétère du gouvernement et de la majorité municipale. Jusqu’à quand pourrons nous tenir ?

Christophe Boudot
Président du groupe FN Conseiller municipal de Lyon

Clause Molière : le coup de force des juges

Communiqué de Christophe Boudot, Président du Groupe FN à la Région Auvergne – Rhône-Alpes

Ce 13 décembre 2017, le tribunal administratif de Lyon a annulé la délibération du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes imposant l’usage du français sur les chantiers pour lutter contre le travail détaché, dite « Clause Molière ».

Le juges ont certainement voulu par-là envoyer un message politique fort aux collectivités territoriales, alors même que cette clause a déjà été adoptée, avec les voix du Front National, dans de nombreuses collectivités de sensibilités politiques différentes comme par exemple la Région Pays de la Loire (LR), les Hauts de France (LR), la Région Centre (PS), la Normandie (UDI), etc.

Dans une situation où le chômage de masse persiste, ou le pouvoir d’achat de l’immense majorité des Français poursuit sa dégringolade, défendre les travailleurs français doit être LA priorité des responsables politiques français.  Et la justice, dont nous respectons pourtant l’indépendance, n’a pas à se mettre en travers des choix politiques pour d’obscures considérations fédéralistes européistes.

Le Front National dénonce avec force cette nouvelle remise en cause d’une décision d’une assemblée délibérante élue par le peuple et réaffirme la pertinence du combat contre le travail détaché qui est devenu une arme de destruction massive de l’emploi des Français en France.

Laurent WAUQUIEZ, aujourd’hui président à temps partiel de la Région, doit démissionner.

Communiqué de Christophe Boudot, Président du Groupe FN au Conseil régional Auvergne – Rhône-Alpes

Quelques mois après une élection présidentielle « imperdables » (Cf. les media de l’époque) pour la « droite », Laurent WAUQUIEZ a été élu ce dimanche président du parti Les Républicains. A vaincre sans risque on triomphe sans gloire serait-on tenté d’ajouter.

Laurent WAUQUIEZ a fait une campagne résolument ancrée à « droite », se payant de mots comme d’autres se payent d’illusions, enrôlant pour sa cause personnelle les « valeurs », « l’identité », « la tradition »… lui, l’héritier politique du centriste européiste Jacques BARROT.

A peine élu, il recherche déjà des compromis avec un centre qui l’abandonne, Jean-Christophe LAGARDE annonçant ce vendredi qu’en cas de victoire de WAUQUIEZ, l’UDI reprendrait sa liberté d’action. Et des LR de plus en plus nombreux qui lorgnent du côté de MACRON. Laurent WAUQUIEZ va devoir trahir ses électeurs pour éviter l’explosion de son camp. Il y a décidément des victoires qui ont un avant-goût de défaite, comme un champagne qui aurait perdu ses bulles.

L’autre question qui se pose à nous, habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes, c’est celle de la disponibilité d’un homme que l’on voit de moins en moins à la Région, sauf pour les grand’messes copieusement médiatisées, et qui n’a même pas jugé utile de présider de bout en bout les deux dernières Assemblées plénières, celle consacrée aux Orientations budgétaires, puis celle consacrée au Budget ! Ni plus, ni moins…

Les habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes devront-ils se contenter d’un président à temps partiel, plus accaparé par les équilibres internes au sein de la droite et du centre que par les grands dossiers régionaux ? M. WAUQUIEZ n’a pas d’autre choix aujourd’hui que de démissionner de la présidence de la Région.

Vincent Lecaillon, Conseiller régional, demande plus de nouveaux lycées pour la Haute-Savoie

SESSION PLÉNIÈRE DU CONSEIL REGIONAL
AUVERGNE RHÔNE-ALPES
29 et 30 novembre 2017

QUESTION ORALE DU GROUPE FRONT NATIONAL
Concernant le « Plan Marshall pour nos lycées »

 

Monsieur le Président,

Tout d’abord, si l’on se penche un peu plus précisément sur votre « Plan Marshall pour nos lycées» de 1,5 milliard d’euros, gagés pour les 6 ans de votre mandature nous constatons que :
1- Votre PPI correspond à un investissement moyen de 250 millions/an, soit comparé, aux 230 millions annuels engagés entre 2005 et 2015, une augmentation de 8,7% seulement.
2- Votre PPI intègre les dépenses d’opérations de maintenance, de moins de 3 millions d’euros, ce qui n’était pas le cas du précédent PPI de Rhône-Alpes. Ce qui, de facto, contribue à l’augmentation totale de la somme budgétée sans que cela corresponde exactement à un effort équivalent.d’investissement.supplémentaire. 3-Le PPI précédent a été gelé depuis le début de votre mandat, et tous les investissements et opérations de restructuration prévus dans les établissements pour 2016 et 2017, ont été mis sous le boisseau pour vous permettre d’affecter les sommes ainsi économisées sur le 1,5 milliard d’euros de votre PPI.
Tout cela relativise donc fortement l’effort budgétaire que vous prétendez réaliser dans le cadre de votre « Plan Marshall pour nos lycées »

Mais s’il n’y avait que cela! En effet, dans l’enveloppe de 1,5 milliard d’euros, 500 millions sont affectés au «plan exceptionnel d’investissement» visant à la construction de 4 nouveaux établissements, à la restructuration-fusion de 2 anciens lycées sur Clermont-Ferrand et à l’extension des capacités d’accueil des établissements existants sur la région!
Or, il s’avère que les projections démographiques montrent que de 2015 à 2025, notre réseau d’établissements se voit déjà et se verra confronté à l’accueil de plus de 22000 lycéens supplémentaires… Or, cela correspond à un besoin supplémentaire, non de 4 établissements et de quelques agrandissements ou installations de préfabriqués, mais d’une dizaine de très gros lycées (ou «équivalents-lycée ») supplémentaires! Rien que sur la Haute-Savoie, vous n’avez prévu la construction que d’un seul établissement dans le secteur d’Annemasse-Thonon, alors que les bassins de Saint-Julien et d’Annecy présentent déjà d’inquiétants signes de saturation, qui n’iront qu’en s’amplifiant et qui ne seront certainement pas résolus par l’ajout de quelques préfabriqués supplémentaires.

Monsieur le Président, le groupe Front National vous pose donc la question de savoir si votre exécutif et vous-même avez réalisé que l’effort consenti, sur les 6 ans de votre mandat, en termes d’investissement exceptionnel de rattrapage est INSUFFISANT et si vous êtes bien conscients que les capacités d’accueil offertes par notre réseau de lycées, même en tenant compte de ce nouveau PPI, finalement pas si exceptionnel que cela, ne seront jamais suffisantes pour absorber le nombre croissant de lycéens au terme de la décennie à venir; de façon à ce que l’on ne puisse dire dans 10 ans que le « Plan Marshall » du président Wauquiez, n’était au final qu’un pauvre plan COMECON ?

Un recours devant le Tribunal administratif de Lyon pour plus de justice et de transparence au sein de la Région

Communiqué de Christophe Boudot, Président du Groupe FN à la Région Auvergne – Rhône-Alpes

Le renouvellement de la Commission permanente de la Région Auvergne – Rhône-Alpes le 29 septembre dernier a donné lieu à un cafouillage électoral sans précédent dont la presse régionale s’est d’ailleurs fait l’écho.

De quoi s’agit-il ? Lors du dépouillement du scrutin devant permettre le renouvellement de la composition de la Commission permanente, les scrutateurs présents se sont rendus compte qu’une différence d’un bulletin existait entre le nombre d’émargements et le nombre de bulletins trouvés effectivement dans l’urne. À ce sujet, la loi électorale, art. L 65 du Code électoral ainsi que la jurisprudence sont formels : le scrutin est tout à fait valable et les résultats sont proclamés en fonction du nombre de bulletins trouvés dans l’urne.

Faisant fi du droit et de ses usages, le Président Wauquiez, voyant bien que les résultats trouvés dans l’urne lui étaient plutôt défavorables, pire, que la liste FN aurait obtenu un siège supplémentaire au détriment de sa majorité, a décidé de ne pas présenter le procès-verbal du premier scrutin et, sans obtenir l’accord verbal ou écrit des Présidents de groupe, à procéder à un autre scrutin. Comme c’est tellement plus simple comme cela.

Devant ce coup de force que j’ai immédiatement dénoncé à la reprise de la séance (voir les images sur le site Internet de la Région), et le refus de la part du cabinet et des services de Laurent Wauquiez de produire le procès-verbal du premier scrutin, j’ai décidé, le 4 octobre dernier de former un recours devant le Tribunal administratif de Lyon pour que justice soit faite. J’ai également demandé par lettre AR au Président du Tribunal de sommer le Président Wauquiez de lui produire le procès-verbal du premier scrutin.