Intervention de Dominique Martin en Commission Emploi et Affaires sociales (EMPL) du Parlement européen

« Dialogue structuré », la Commission répond : « cause toujours, tu m’intéresses » !

Dominique Martin rappelle que ce « dialogue structuré » revient chaque année, toujours avec un titre plus pompeux : « un nouvel élan », « l’heure n’est plus à une gestion conventionnelle », ou encore, comme cette année : « répondre aux attentes pour une Europe qui protège et qui donne les moyens d’agir »… Une belle propagande européiste !

Dominique Martin dénonce, outre la nature très vague du texte, le fait que ce « dialogue structuré » cautionne le pouvoir de la Commission européenne, et appelle à plus d’ingérence et de contrôle dans les affaires des États membres. Même lorsque la Commission Emploi et Affaires Sociales (EMPL) a des propositions, la réponse est toujours la même : « cause toujours, tu m’intéresses » !

 

La Ministre des Affaires européennes reconnaît que les réponses de la Commission n’apportent souvent aucune information aux parlementaires !

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

Quand elle parle de Bruxelles aux parisiens, Marielle de Sarnez monte sur ses grands chevaux volants. Pourtant à Strasbourg, elle tient un autre discours.

Député européenne depuis 1999, elle a eu le temps de déguster les dérives de ce système pendant 4 mandats. Avec 246 députés, la Ministre des Affaires européennes a reconnu le 3 avril 2017 que « malheureusement les réponses de la Commission n’apportent souvent aucune information aux questions posées par les parlementaires ». Des « réponses très douteuses[1] » à des questions qui dérangeaient même Marielle de Sarnez : citoyenneté de l’Union européenne à vendre ; distorsions de concurrence affectant le textile.

Ces éveils furent passagers. Européenne comme un pinson, elle refuse de faire partie de notre cauchemar périphérique. Sa dernière question au Parlement européen le 27 mars 2017 concernait le conflit entre les ethnies Dinka au Soudan du Sud. L’Afrique au Parlement européen… un symbole pour les Français et les européens du quotidien.

L’issue de ce combat, nous la connaissons. Les gardiens de la limite prendront le pouvoir pour sortir l’Europe du vide.

 

 

[1] Mots utilisés par le représentant allemand du PPE Daniel Caspary lors du débat du 3 avril.

« Le parti pris de Dominique Martin » n°12

Professions réglementées : demain, serez-vous soigné par des médicaments frelatés ?

Dominique Martin dénonce la réforme de Monsieur Macron, qui souhaite, répondant aux injonctions de Bruxelles, faire disparaitre la protection propre aux professions réglementées : notaires, huissiers, pharmaciens, médecins, chauffeurs de taxis. Vous ne pourrez plus utiliser sans crainte ces domaines sensibles : cession de patrimoine, santé, transport de personnes, etc.

Il faut « garantir une haute qualité des services et de la formation » !

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Intervention de Dominique Martin en Commission Emploi et Affaires sociales (EMPL) du Parlement européen

Temps partiel imposé, salaire misérable, agenda incertain et versatile :

protégeons nos femmes exploitées !

Dominique Martin se saisit de la question de l’émancipation économique des femmes dans les secteurs privés et publics au sein de l’Union européenne. Il observe, avec regret, que 70% à 80% des femmes sont contraintes d’aller travailler dans cette société consumériste, dans laquelle il faut maintenant deux revenus pour vivre décemment et s’occuper d’un foyer.

Il déplore qu’elles soient exploitées avec le temps partiel (notamment dans la grande distribution et les sociétés de nettoyage), avec des salaires de misère (600 ou 700 euros par mois), et des agendas qu’elles ne maîtrisent plus.

 

Professions réglementées : demain, serez-vous soigné par des médicaments frelatés ?

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

Monsieur Macron veut revenir sur les professions réglementées[1] au motif qu’elles seraient génératrices d’inégalités[2]. Notaires, huissiers, pharmaciens, médecins, chauffeurs de taxis sont, par exemple, des métiers qui sont mieux encadrés[3] que les autres. Pourquoi ? Afin d’assurer aux citoyens une meilleure protection dans des domaines en général plus sensibles : cession de patrimoine, santé, transport de personnes, etc.

Que veulent faire Monsieur Macron[4] et Richard Ferrand, grand architecte de la réforme des professions réglementées ? Ils veulent faire disparaitre cette protection qui pourtant vous permet d’utiliser ces services sans crainte. Ils veulent obéir aveuglément aux injonctions de la Commission européenne dont l’objectif est de créer de nouveaux marchés au bénéfice des grandes multinationales et des grandes surfaces !

Comme l’explique la Présidente de l’Union européenne de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises (UEAPME), Ulrike Rabmer-Koller[5], avis que partage Marine Le Pen, il faut laisser aux États membres leur souveraineté dans ce domaine afin de « garantir une haute qualité des services et de la formation ». Des réformes sont nécessaires, mais pas, comme le soutient Monsieur Macron, la casse de ces professions qui ont permis à la France de préserver des services de qualité, face à la crise, la précarité et la globalisation.

 

 

 

[1] Selon l’Insee, les professions libérales réglementées représentaient en France, en 2010, un peu plus de 110.000 entreprises et 253.000 salariés en équivalent temps plein.

[2] C’est ce que soutenait le socialiste et ministre de l’Économie Arnaud Montebourg, en 2014…

[3] À Bruxelles, on définit les professions réglementées comme celles qui sont soumises « directement ou indirectement, en vertu de dispositions législatives, réglementaires ou administratives, à la possession de qualifications professionnelles déterminées ».

[4] En plus de suivre aveuglément Bruxelles, il suit un rapport de l’IGF (Inspection Générale des Finances) qui a émis un rapport en 2013 encourageant les libéralisations pour une dizaine de professions.

[5] Le 2 juin, la présidente de l’UEAPME s’est félicitée de la décision des ministres du Conseil « Compétitivité » qui a laissé la main aux États membres sur les tests de proportionnalité sur de nouvelles réglementations de professions.