Airbus/Boeing : on demande la réciprocité du protectionnisme intelligent !

Communiqué de Dominique Martin, Député français RN/ENL au Parlement européen

 

A l’heure où la fiabilité des derniers avions Boeing 737 Max 8 est remise en cause, les taxes de l’administration américaine poussent Airbus à implanter une deuxième usine aux États-Unis1. Par conséquent, cette entreprise européenne crée 400 nouveaux emplois de l’autre côté de l’Atlantique, à côté de celle de Mobile, en Alabama (900 emplois) et pas si loin de celle implantée au Québec (2 200 emplois), soit 3500 emplois au total.

AncreSi nous nous félicitons que cette entreprise européenne qui souhaite être concurrentielle (notamment vis à vis de Boeing) et dégager du profit2arrive à s’implanter3sur le marché américain4, nous condamnons les pertes d’emplois que cela représente en Europe. L’Union européenne (UE) a une part de responsabilité : elle refuse de mettre en place un protectionnisme intelligent.

Le protectionnisme intelligent, le Rassemblement National le prône depuis de nombreuses années. Il fonctionne5, la preuve : la taxe d’importation des avions est telle qu’il est préférable de les construire sur place ! Il faut adopter les mêmes schémas au sein de l’UE et en France ! Les Américains veulent continuer à arroser le marché européen ? Très bien, mais qu’ils installent leurs usines chez nous, qu’ils créent des emplois, ou qu’ils payent une taxe.

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1 Le Figaro, http://www.lefigaro.fr/societes/2019/01/16/20005-20190116ARTFIG00292-airbus-construit-une-seconde-usine-aux-etats-unis.php

2 En 2016, Airbus affichait 2 811 milliards d’euros de résultat net (+1.6%) : l’entreprise fabrique plus de la moitié des avions de lignes produits dans le monde.

3 Investissement de 300 millions de dollars dans cette usine

4 Airbus est une société par actions simplifiée (SAS).

5 Il est également mis en place aux États-Unis, au Japon ou en Chine…

Intervention de Lucie Hugard sur le Compte administratif 2018 de Cluses

Conseil municipal de Cluses – 12 mars 2019
Budget principal
Approbation du compte de gestion & Vote du compte administratif 2018

À la lecture de ces documents, nous avons été émerveillés. Tout est magnifique. Cluses est sauvée, nous entrevoyons des lendemains qui chantent et un règne de prospérité qui devrait durer 1000 ans. Au moins. Malheureusement, en regardant plus attentivement, on s’aperçoit que c’est fabuleux, au sens premier du terme.

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Cluses : l’arithmétique à géométrie variable de M. Mas

Communiqué de Dominique Martin, Conseiller municipal RN de Cluses

Le Compte administratif est pour une Commune ce qu’est le bilan annuel à une entreprise : un document certifié et définitif de l’activité de l’année écoulée, comparé aux bilans définitifs des années précédentes. C’est donc un indicateur des échecs, des points d’amélioration ou des dossiers menés à terme. Ce devrait être une pierre d’angle immuable sur laquelle s’appuyer pour les années futures.

 

Or les chiffres des années précédentes présentés lors de l’examen du Compte administratif 2018 au Conseil municipal ce 12 mars, variaient fortement par rapport aux mêmes chiffres certifiés et approuvés lors des comptes administratifs précédents. Les élus Rassemblement National ont ainsi pointé les 27,5 millions de dette restante fin 2017, transformés en 25,5 millions, toujours fin 2017, rappelés cette année. Les 2 millions d’emprunts nouveaux inscrits l’an passé sont devenus 3,1 millions. Et ainsi de suite…

 

Dès lors, si les chiffres du passé, censés être définitifs, varient d’un document à l’autre au fil du temps, il est impossible de s’y fier, et cela mine la confiance dans les chiffres nouveaux. Même l’entrée en campagne électorale du Maire et de certains autres élus ne sauraient justifier le manque de clarté des chiffres de la Commune. C’est pourquoi, et contrairement à tous les usages, Dominique Martin et les élus Rassemblement National ont refusé d’approuver le Compte administratif de la Commune. Ils espèrent que les Clusiens pourront voir la vraie situation financière de leur Ville, et pas une vision mouvante au gré des intérêts du moment.